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Les différentes utilisations du fondu enchaîné au cinema.

  • Le flash back Le veille homme se rappelle de son enfance ("Little Big Man").
  • Le passage du temps Quelques heures, quelques années condensées en quelques fondus.
    Le voyage peut aussi être illustrer par une succession de fondus.
  • La possession Dans les films fantastiques un personnage peut être vampirisé, hanté, par un autre en utilisant le fondu enchaîné ("L'exorciste", "Shining").
  • Les scènes de sexe
  • L'inspiration littéraire
    Une idée et une image en amenant une autre puis une autre... ("Misery", "Barton Fink").
  • La culpabilité ("La mort au trousse", "La nuit du chasseur").

ref: Le Fondu enchaîné au cinéma - Blow up - ARTE

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Retranscription de textes de Claude Bailblé.

CHAMP ET CONTRE-CHAMPS

a/ Le découpage s'affranchit des limites de l'observation figée


  • chaque champ occulte les 3 contre-champs manquants (sauf amorces au dos).
    On peut masquer une info intéressante, la laisser deviner plutôt que la montrer.

  • chaque regard observant désigne son contre-champ (déjà fait, en amont; à faire, en aval).
    Ce regard peut rester sans suite visuelle (contre-champ seulement imaginé)

  • chaque parole ouvre sur un contre-champ (adresse à un groupe ou à un personnage).

  • chaque bruit off (important, inattendu) appelle un champ (un nouveau plan, un pano rapide).


L'inférence induite par le champ* peut être confirmée, précisée, modifiée, déroutée dans le plan suivant, voir différée quelques plans plus loin.... Ainsi, chaque cut est précédé d'une "instruction de sortie" et suivi-validé par une "instruction d'entrée", de sorte que l'on ressente, par delà le raccord temporel, une connection logique de type:


Or, mais, et cependant, en outre, par ailleurs, nanmoins, alors, soudain, et d'autre part, donc, pendant ce temps, tout à coup, car aussi bien, si donc, alors peut-être, sauf que...etc



b/ Le découpage alterne le pôle situation et le pôle personnage



  • On suit un protagoniste (pôle personnage)


    • le gros plan (frontal) force l'identification, l'approbation de l'état intérieur (émotionnel ou intentionnel) du "héros" ...quelle durée ?

    • le recadrage (petits panos de recentrage) accentue la focalisation sur les agissements et la pensée.

    • le pano d'accompagnement sur un déplacement de personnage désigne ce personnage comme moteur momentané du récit; cependant, le narrateur ne se mobilise pas, il se contente de souligner le trajet (de près ou de loin) en l'isolant de son point de départ et de son point d'arrivée.

    • le travelling avant (avec le personnage inclus de dos) est participatif; mais on ne voit pas le but de l'action; le travelling arrière (avec personnage face) est aussi participatif; mais on ne voit pas le foyer de l'action, on le devine sur le visage, on l'entend dans la réplique, on l'imagine grâce au contexte amont ou grâce au contexte amont ou grâce au hors-champ contigu (sons d'ambiance, effets, dialogue off)


  • On "est" le protagoniste (caméra subjective; "hallucination" de soi dans l'autre)


    • caméra prépare un mouvement de regard (changement attentionnel, saccade off ou saccade in)

    • champ focalisé: un détail, un autre personnage, un élément nouveau, un danger (quelle gr d pl ?)

    • caméra fixe ou mouvante ? (participation directe au déplacement du personnage cf.steadycam)

    • combien de temps ? le temps d'une prise en compte, d'une adresse vocale, d'une décision ?


  • On change de protagoniste à l'intérieur d'un plan (changement de focalisation)


    • sortie de champ de l'un, recentrage (motivé) sur l'autre resté dans le champ

    • entrée de champ de l'autre, sortie de champ de l'un etc..

    • un personnage se met en mouvement, la caméra l'accompagne et "quitte" les autres

    • décadrage motivé par une réplique, un bruit off (cliquetis => pano rapide)

    • décadrage sans raison apparente; mise en attente de l'intention narrative (différé du pourquoi ? que se passe t-il dans le off contigu ?) possibilité de pano (sans parallaxe de mouvement, donc la "découverte" sera plutôt transversale) ou de travelling latéral (avec parallaxe de mouvement, l'élément à découvrir est plutôt sagittal, dans la profondeur)

    • on resserre, on élargit: l'info visuelle change, la caméra y choisit ou abandonne un "épicentre" (tel ou tel) au profit d'un nouveau; on peut combiner: mouvements de comédiens (entrant, sortant) et mouvements de caméra (panos-travelling-zooms)


  • On suit une situation ("description", données scéniques, interactions posssibles de l'ensemble)


    • plans larges sans amorces: point de vue "en extériorité", sans prendre parti

    • plans semi-larges avec amorces : voir avec, du point devue de (P1, P2... groupe, etc...)




Voir aussi :



  1. NARRATIF

  2. PROCESSUS

  3. CHAMP et HORS-CHAMP

  4. CHAMP et CONTRE-CHAMPS

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Spread0r est un lecteur de texte qui vous permet de lire deux fois plus vite que d'ordinaire.
Et ce en réduisant la fatigue oculaire liée aux déplacements des yeux de mots à mots et de phrases à phrases.

C'est une application similaire à Spritz mais libre.

Cet article explique l'installation et l'utilisation de cette application open-source sur Linux (ubuntu).

Installation

Spread0r tourne sur toutes les plate-formes acceptant perl et gtk2-perl.

Installer gtk2 pour perl

Paquets necéssaires

sudo apt-get install build-essential
sudo apt-get install libgtk2.0-dev libglib2.0-dev libpango1.0-dev

Lancer cpan

sudo cpan

Installer depuis cpan les éléments suivants (dans l'ordre)

nb: zethos est un script javascript qui permet d'inséré un lecteur similaire à spread0r dans une page web.

install ExtUtils::Depends
install ExtUtils::PkgConfig
install Glib
instal Pango
install Gtk2

Lancement de spread0r via le terminal

Une fois l'arborescence téléchargée depuis le dépôt spread0r sur github, il suffit de taper :

./spread0r books/nom-livre.txt

Conversion des livres avec Calibre

Calibre permet la conversion de fichiers dans beaucoup de formats et en l’occurrence en .txt, utilisé par spread0r.

nb : zethos est un script javascript qui permet d'insérer un lecteur de texte similaire à spread0r dans une page web. Il y a aussi Squirt, un bookmarklet compatible tous navigateurs qui permet de lire une sélection de texte.

ref :

spritzinc.com

github.com/xypiie/spread0r

allmyit.com.au/perl-gtk2-ubuntu-904

perl.developpez.com/tutoriels/perl/gtk2/

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Certains logiciels et autres plugins proposant la simulation de Glitchs sur une vidéo éprouvent des difficultés à restituer de réelles défaillances électroniques. Cette page retranscrit la méthode proposée par datamosher.

Logiciels nécessaires:

  • FFmpegX pour changer le nombres d'images clés.
  • Avidemux car ce logiciel ne répare pas les erreurs d'image paire et impaire.

Téléchargement de Datamoshkit, un kit qui comprend ffmpeg, avidemux et le fichier de préréglage pour ffmpeg.

Téléchargement de DatamoshingPresets.ffx, le fichier de préréglage pour ffmpeg.

FFmpegX

Fichier --> Charger préréglage (DatamoshingPresets.ffx), puis vérifier les réglages suivants:

  1. Onglet Vidéo: Video codec --> Xvid[.AVI](ffmpeg), ajuster les paramètres de la vidéo (Taille, images par seconde), Débit vidéo à 20000 kbits/s,.
  2. Onglet Options: Options ffmpeg --> cocher "Haute qualité", cocher "Encodage 2 passes" et décocher l'option "Letterbox" de "Décoder avec Qt"
  3. Onglet Audio: Décocher "Encode audio"
  4. --> Encoder

nb: Bien sur les vidéos encodées doivent avoir les mêmes paramètres.

Avidemux

  1. Ouvrir la première vidéo encodée par FFmpegX: Fichier --> Ouvrir (cmd + O)
  2. Puis la seconde: Fichier --> Ajouter (cmd + A)
  3. Se poser sur la première image de la deuxième vidéo (c'est une Iframe) et entrée un in
  4. Avaner d'une image et ajouter un out
  5. Sélectionner Editer --> Effacer
  6. Puis Fichier --> Sauver (cmd + S). Continuer même si le logiciel prévient d'une erreur.
  7. Finalement la vidéo (.avi) pourra être transcodée dans un autre format (mp4, mov...).

HOW TO DATAMOSH: PART 1

ref:

  1. wikipedia.org/wiki/Glitch
  2. datamosher
  3. HOW TO DATAMOSH: PART 1
  4. HOW TO DATAMOSH: PART 2
  5. HOW TO DATAMOSH: PART 3
  6. Vidéo et images clés
  7. datamoshing.com

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Retranscription de textes de Claude Bailblé.

CHAMP et HORS-CHAMP (a/spacial: in/off; b/temporel: avant/après).

Ou comment moduler l'information visuelle...


  • a/ si le champ attentionnel = regard 5° (vision claire) + 40° (plan de front) + périphérique 160° (repérage) = est limité, nous ne voyons que le quart des apparences instantanément disponibles.


    • 1/ "le quart" des apparences

      modulé par le champ-image (l'écran propose des largeurs de champ variables)

      crée un off inversement proportionnel à la grosseur de plan



    • 2/
      • le hors-champ d'interposition (obstacle matériel, rocher, meuble, voiture, groupe de personnes, mouvement d'un comédien, angle mort) masque une partie ou la totalité de l'info.
      • le hors-champ sensitométrique (l'ombre dense, la forme émergente, sous-ex, la nuit ...) laisse entrevoir ou imaginer.
      • le hors-champ des lointains (faible lisibilité des actions distantes) dissipe une incertitude...



    • 3/ la scène principale (épicentre de l'action) est ellipsée pour se raccorder:
      • au hors-champ contigu, plus ou moins vaste (le coin, la pièce, le hall, la rue, la plage);=>raccord par les mêmes fonds ou la même lumière, et la même ambiance sonore.
      • ou au hors-champ voisin (dehors/dedans, le rez-de-chaussée, la cave, la rue, le centre-ville, la banlieue...);=>raccord par une lumière voisine, un fond différent, une ambiance au niveau modifié.
      • et même au hors-champ éloigné (montage parallèle; pendant ce temps, concomitamment, et, simultanément, à quelque distance) c’est-à-dire à d'autres épicentres narratifs;=>raccord par un changement global (fonds, lumières, sons).




  • b/ si une action peut se décomposer en différentes phases telles que :

    Préparations, accumulations, tension, affrontements, climax (infraction) résultat

    on peut y prélever certains instants décisifs (hautement indicatifs, inférentiels ou faiblement informatifs, ouverts à plusieurs hypothèses) et créer ainsi un hors-champ temporel (incertain, hypothétique ou assuré), un hors-champ aval dépassant l'instant présent tel que montré à l'écran par les configurations en mouvement (traits mobiles du visage, attitudes, gestes, déplacements).

Voir aussi :

  1. NARRATIF
  2. PROCESSUS
  3. CHAMP et HORS-CHAMP
  4. CHAMP ET CONTRE-CHAMPS

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Retranscription de textes de Claude Bailblé.

PROCESSUS

Dans chaque histoire (conflictuelle, le plus souvent) les protagonistes interagissent, ils sont "acteurs" d'un processus (accumulation croisée de forces, faits et gestes à l'appui). Comme on ne peut représenter tout le processus; on choisit les moments (scènes).

-Soit un développement chronologique en mode parallèle des actions (une histore sur quelques jours)

Même en ne retenant que les moments importants, le récit (multi-écrans) est trop long. Il faut découper, c'est-à-dire sélectionner certains instants (significatifs), choisir des gestes, des répliques, des actions qui ouvrent, décrivent et ferment les moments importants de chaque scène. On peut alors passer au mode successif, c'est à dire à la réduction à un seul écran.

Mais faut-il pour autant rendre compte "objectivement", à égalité, lieu après lieu, des agissements importants et significatifs des personnages, comme si tous les éléments étaient équivalents ? La dramaturgie va accentuer (durée, grosseur de plan), affaiblir (furtivié, distance) ou seulement suggérer (off, interpositions, amorces) les différents phases de l'action. Le découpage va centrer l'identification sur un ou deux personnages, et non la disperser à égalité sur l'ensemble.

§-La situation, le mouvement des corps, les visages, les regards sont orientés par rapport à la caméra (c'est à dire par rapport au spectateur) = vecteur d'implication plus ou moins intense. La perspective de profondeur hiérarchise de surcoît l'importance de tel ou tel (de l'avant plan à l'arrière plan).

Voir aussi :

  1. NARRATIF
  2. PROCESSUS
  3. CHAMP et HORS-CHAMP
  4. CHAMP ET CONTRE-CHAMPS

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Retranscription de textes de Claude Bailblé.

NARRATIF

L'espace naratif est un espace à n contraintes, diversement combinées. La maîtrise simultanée de ces différentes contraintes permet de traduire efficacement les intentions du plan, de la séquence ou de l'univers du film. Le narrateur dispose un certain nombre de paramètres (visuels et sonores) pour faire passer le sens à l'insu -du moins partiellement- du spectateur. Ainsi le narrateur peut occuper tour à tour différents positionnements, que le public endosse en toute transparence:

  1. Transcendantal= maitre de l'ubiquité et de la quandoquité, il sait tout d'avance...traverse l'espace et le temps (téléportation ...invisible, aidée parfois d'une musique inaudible par les personnages).
  2. Observateur scénique= il voit la situation, à une certaine distance. Il découvre -synchroniquement- les faits et gestes, les interactions entre personnages.
  3. Dans l'arène=mêlé aux personnages, il voit avec eux (amorces), les suit (trav,pano), les rattrape.
  4. Focalisant= il s'identifie à un personnage (plan rapproché, frontal) et montre en détail les intentions, les réactions, les émotions, la parole dudit personnage.
  5. Subjectif= il "s'incarne" dans les yeux, dans le champ attentionnel (pano-zoom) et même locomoteur (travelling) d'un protagoniste; il éprouve ce qu'éprouve le personnage.

le narrateur est une "instance" totalement fabriquée pour la "direction de spectateur". Tout au plus s'inspire t-il de l'imagination, déjà habituée aux "sautes" dans l'espace et dans le temps.

Voir aussi :

  1. NARRATIF
  2. PROCESSUS
  3. CHAMP et HORS-CHAMP
  4. CHAMP ET CONTRE-CHAMPS

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Lis cet article sans t'arrêter, même si ça te parait bizarre !

Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabridge, l'odrre des ltteers dans un mot n'a pas d'ipmrotncae, ce qui cmptoe, c'est que la pmeirère et la drenèire soeint à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et tu puex tujoruos lrie snas porblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.

Bnone nvoeulle pour les nuls en otroharpghe…

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Le directeur du magazine littérature, Joseph Macé-Scaron, est accusé de plagiat. Des similitudes troublantes avec le livre de Bill Bryson confirment, après lecture, que l'auteur américain a été volontairement ou involontairement emprunté. Le plagiat est pourtant un des fils conducteurs de l'art. La statue grecque, les traductions de la bible, l'architecture de Le Corbusier, le mille-feuille; il n'y a pas un domaine de la création qui échappe au suivisme ou "copisme", pour employer un néologisme. Le scénario écrit par Dominique Strauss-Kahn, à New York, est lui aussi le plagiat d'un roman!

L'internet vit et évolue en profitant de ce "copier-coller"

L'artiste, l'écrivain ou le journaliste plagient en permanence ceux qui les ont précédés. Sauf à voler la propriété intellectuelle d'un autre en recopiant ou en volant un manuscrit non publié, on ne devrait pas s'offusquer de ces emprunts.

Si tous les artistes déposaient comme Klein leur couleur, on ne verrait bientôt plus que des toiles blanches. Lorsque George Harrison, guitariste des Beatles, fut accusé de plagiat par un petit groupe anglais pour My Sweet Lord, l'écoute de la version copiée laissa nos oreilles de marbre...

Une architecture général, et non seulement des phrases dans un texte, peut, selon sa conception, interpeller ou pas le lecteur, l'auditeur. Il y a donc lieu de non seulement ne pas condamner le plagiat, mais le promouvoir pour que les mots et les phrases, les musiques deviennent un bien commun et collectif. Une musique, une mode, un écrit est le produit d'une société, d'une éducation, d'un contexte.

Libérons donc les textes de leurs auteurs !

Article de Igor Deperraz

(paru dans Le Monde le 28/08/2011).

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Voici une galerie dynamique réalisée grâce à YQL, le langage développé par Yahoo!

Yahoo! Query Language

Ce langage proche de SQL permet par une simple requête de recupérer des données de l'internet, comme on récupère des données d'une base de données.
Le principe est de sélectionner quelque chose quelque part avec certaines conditions, les 10 première images renvoyées par flickr ayant pour référence le mot "chat" par exemple.

select * from flickr.photos.search where text="Chat" limit 10

Mes collections d'images sont récupérées sur le site de partage de photo flickr . C'est une galerie dynamiques dans le sens où les requêtes renvoient à chaque fois une nouvelle sélection d'images répondant à un mot clés.

Le web devient alors une immense base de données.

La console de développement de yahoo est bien pratique pour formuler les requêtes.

Voir les collections.