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Et si on s'y mettait enfin ?
Un film réalisé dans le cadre de la compétition 2012 du mashupfilmfestival.
Confinés dans l'obscurité de nos cabines, nous parcourons le monde sans destinations prédéfinies. Nous évoluons au sein d'un rhizome constitué de redirections permanentes, nous amenant à traverser tant de paysages, visages de l'humanité.
Et tout cela sans bouger de notre capsule, centre du voyage.
Pareil à une spéculation devenu folle, il arrive que la machine décide de la destination du voyage.
Nous voyons passer les révolutions comme une traînée de poudre façonnant le paysage. Parfois un seul grain de sable peut enrailler la machine, comme un homme à lui seul peut être à l'origine d'un soulèvement.
Ces Moyens de transports sont des extensions de nous même que nous vénérons comme le cow-boy vénère son cheval. Cependant sommes-nous condamnés à l'observation impuissante des événements extérieurs ?
Pouvons-nous encore stopper les machines ?
Ces moyens de locomotion, ces prolongements de nous-même ne doivent à aucun moment freiner nos volontés, car nous avons le pouvoir d'être(s) libre(s).

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Cette page propose un petit topo sur les autorisations de tournage suivant plusieurs cas de figures.

Les droit à l'image appliqué à la personne ne touche pas que le visage du sujet mais aussi sa sillhouette, voix, vétements ...

Le droit à l'image d'un bien peut être appliqué lorsqu'elle cause un trouble anormal.

Le droit à l'image concerne d'autres domaines comme les œuvres de l’esprit, sculpture, tableaux, musique, site web ...

Les Autorisations Tacites

Il y a autorisation tacite lorsque:

  • L'enregistrement est accompli au vu et au su de la personne filmée sans qu'elle s'y soit opposée alors qu'elle était en mesure de le faire.
  • Le sujet est une personne publique, dans le cadre stricte de son activité publique.
  • La personne, le sujet n'est pas le sujet principal de l'image (notion d'accessoire).

Une personne interviewée consent implicitement à ce que le réalisateur fasse des choix et donc des coupes et des ré-agencements dans les paroles prononcées, dans le respect de ce que la personne a dit. Le montage doit cependant resté visible (faux raccords ou fondu au noir pour marquer les coupures). Cela n'autorise pas de montrer deux interviewés filmés séparément afin d'en faire un dialogue, ni d'illustrer l'interview par des images qui pourraient altérer ou modifier le discours de l'interviewé.

Les tribunaux ont tendance à débouter les plaignants lorsque:

  • Le sujet est une personne ou bien un bien exposé en public.

  • La diffusion n'entraine pas de préjudices pour la personne filmée ou la personne en possession du bien.

  • Il n'y a pas d'exploitation abusive et préjudiciable pour la personne ou le bien.



Les lieux public


Les lieux public sont accessible à tous sans autorisation spéciales.




Filmer une foule


Manifestation sportives, concert ...


En achetant le billet d'entrée la personne accepte d'être filmé par toute personne accrédité à le faire.



Filmer en ville


Nécessite l'autorisation de la ville (Mairie). Ce droit ne peut en aucun cas être vendu.




Le droit de citation


Exceptions au droit d’auteur prévues par le droit Français (article 122-5 du CPI):



  • Citation d'un extrait littéraire.

  • Citation d'un extrait d’une publication.

  • Utiliser un extrait de film.

  • Utiliser l’intégralité d’une vidéo quand elle représente un événement publique.




Drones


Réglementations concernant les vols multirotors.




  1. L'usage de drones équipés d'un appareil photo ou d'une caméra est autorisé seulement pour une utilisation "loisirs".


  2. Par "loisir" il faut entendre la non-exploitation des images. Si il y a exploitation à titre public ou commercial le vol "loisir" devient "activité particulière".
    En bref, il est interdit de vendre des photos ou des vidéos ou même de les céder à titre gratuit dans le cadre d’une activité commerciale. Il est aussi interdit de diffuser des photos et des vidéos sur des réseaux sociaux, des sites de partage, des blogs, bref des endroits ouverts au public.


  3. Pour des raisons de sécurité le pilotage d’un drone n’est pas autorisé en milieu urbain, ni au-dessus des rassemblements de personnes. Il n’est permis qu’à vue directe du pilote, et à une hauteur maximale de 150 mètres, sauf restrictions supplémentaires.


  4. Concernant les vols en immersion il faut qu'un second pilote en double commande et en vue directe soit capable de contrôler le drone à tout moment.


ref :


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A l'heure où des lois liberticides mettent en péril l'avenir de l'internet, des outils comme Picidæ ou web2pdfconvert.com permettent de contourner tout logiciel de censure.

Picidæ

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Accès direct au Web Proxy Picidæ.

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Surfez sur le web en utilisant uniquement votre email grâce à web2pdfconvert.com. Il suffit d'envoyer un email à submit@web2pdfconvert.com contenant l'adresse du site à convertir.

Pour plus d'info ref:

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Plus il y a d'idées en circulation, plus il y a de contradictions. Plus de média signifie toujours plus de débats.

L'imprimerie

La première revue scientifique (16em siècle) a été crée par un groupe de personnes qui se nommaient eux même "le collège invisible". Un groupe de philosophes qui plus tard se nommera scientifiques. Ils voulaient améliorer la façon de débattre. Et pour cela ils devaient répondre à deux critères: nécessité d'ouverture et nécessité de vitesse.

Ouverture : Nécessité d'une norme qui disait que quand vous faites une expérience vous devez publier non seulement vos affirmations mais aussi comment vous avez conduit l'expérience (sinon pas de confiance possible).

Vitesse : Nécessité de synchroniser ce que d'autres philosophes savaient, sous peine de ne pouvoir lancer un bon type de débat

l'imprimerie était un bon moyen pour cela, mais pas le livre, trop lent. Ils ont donc inventée la revue scientifique comme moyen de synchronisation du débat.

Les programmes Open Sources

La programmation est une relation triangulaire entre un programmeur, un code source et l’ordinateur sur lequel le programme est destiné à être exécuté. Alors lorsqu'il y a plusieurs personnes sur le même projet, il est facile pour un programmeur d'effacer le travail d'un autre s'il travaille sur le même fichier, ou bien d'envoyer des instructions incompatibles et d'étouffer l'ordinateur. Et ce problème s'accroit avec le nombre de programmeurs impliqués dans le projet. Bref le problème de la gestion d'un grand projet logiciel est d'éviter ce chaos social.

Une solution canonique à ce problème consiste à utiliser un "système de contrôle de version" fournissant une copie canonique du logiciel sur un serveur. Les seules personnes qui peuvent le changer sont des personnes qui ont l'autorisation d'y accéder (et encore un accès limité à des sous sections du logiciel). Ce système prend la forme d'un organigramme hiérarchique. C'est du féodalisme, un seul propriétaire, beaucoup d'ouvriers.

Mais un programmeur, Linus Torvalds, a décidé que ce n'était pas la façon de travailler.

Il a examiné la façon dont le mouvement open source s'occupe de ce problème. La promesse de base de la licence open source est que tout le monde devrait avoir accès à l'intégralité du code source. Mais il y a menace de chaos. La plupart des projets open source se sont pincés le nez et ont adopté des systèmes de gestion féodale.
Pour Linus Torvalds, lorsque vous adoptez un outil, vous adoptez aussi la philosophie de gestion intégrée dans cet outil.

Il décide d’écrire un système de contrôle de version pour le libre : Git, un contrôleur de version distribué.

Différences avec un contrôleur de version traditionnel :

Tous ceux qui travaillent sur un projet ont accès à toutes les données du code source tout le temps.

A chaque fois qu'un programmeur utilise Git pour faire un changement important (créer un fichier, modifier le fichier, fusionner deux fichiers ...) Git crée un type de signature. Une longue suite de chiffres et de lettres, un identifiant unique lié à chaque modification. Chaque système Git génère ce numéro de la même manière, c'est une signature liée directement et sans possibilité de falsification à un changement particulier.

Effet: Un programmeur à Edimbourg et un programmeur à Madrid peuvent chacun avoir une copie du même logiciel et peuvent les fusionner après modification même s'ils ne savent pas au préalable que l'autre existe. Il s'agit de coopération sans coordination.

Une fois que Git a permis la coopération sans coordination, on commence à voir des communautés de personnes, vastes et complexes, se former, sous la forme d'un organigramme dis-hiérarchique. Cette technique peut être appliquée aux démocraties en général et à la loi en particulier.

La loi

La loi est dépendante des autre lois. Le droit est un endroit où il y a beaucoup d'opinions en circulation, mais elles ont besoin d'être résolues en un seul exemplaire canonique.

Sur GitHub, sur des millions de projets, de codes sources, on peut trouver des gens qui expérimentent les ramifications politique du système. En parallèle le sénat de New York a mis en place "la législation ouverte" et l'hébergement sur GitHub (/nysenate/OpenLegislation), pour des raisons de mise à jour et de fluidité, où vous pouvez choisir un sénateur et ensuite voir une liste des lois qu'il a parrainée. Le fait de déposer le code peut servir à faire progresser le développement de la législation.

Un "diff" montre, pour un texte que plusieurs personnes éditent, quand une modification a été effectuée, qui l'a faite et quel sont les changements.

Les programmeurs prennent cette capacité comme allant de soi. Mais aucune démocratie ne propose cette fonctionnalité à ses citoyens ni pour la législation, ni pour les budgets. Et cela même si ce sont des choses faites avec notre consentement et notre argent.

Le fait que les programmeurs ont mis au point une méthode collaborative à grande échelle, distribuée, bon marché et en phase avec les idéaux de la démocratie signifierait-il l'inéluctable développement de cette innovation ?

Non, et cela par manque d'informations mais surtout à cause du pouvoir.

Les gens qui expérimentent avec la participation n'ont pas le pouvoir législatif et les gens qui ont le pouvoir législatif n'expérimentent pas avec la participation. Ils participent avec l'ouverture, il n'y a pas de démocratie digne de ce nom qui n'ait pas essayé une transparence, mais la transparence est l'ouverture dans un seul sens.

Se voir donner un tableau de bord sans volant n'a jamais été la promesse de base qu'une démocratie fait à ses citoyens.

Nous avons les outils collaboratifs et nous savons qu'ils fonctionnent. Pourquoi ne pas généraliser leur utilisation ? Une nouvelle forme d'argumentation a été inventée de notre vivant, allons-nous laisser les programmeurs la garder pour eux ? Ou allons-nous tenter de la mettre au service de la société ?

Libre traduction de l'intervention de Clay Shirky "Comment internet transformera un jour le gouvernement".

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Ce document définit dix droits et principes clé devant constituer le socle de la gouvernance d’Internet. Ils ont été établis par la Coalition Dynamique Droits et Principes d’Internet (IRP), un réseau ouvert de personnes et d’organisations ayant pour objectif le respect des droits de l’homme dans l’environnement Internet. Ces principes sont enracinés dans les standards internationaux des droits de l’homme, et sont dérivés de la Charte des Droits de l’Homme et Principes pour Internet développée par la Coalition.

Internet offre des possibilités sans précédent pour la réalisation des droits de l’homme, et joue un rôle de plus en plus important dans notre vie quotidienne.

Il est par conséquent essentiel que tous les acteurs, tant publics que privés, respectent et protègent les droits de l’homme sur Internet. Des actions doivent aussi être entreprises pour assurer qu’Internet fonctionne et évolue de manière à réaliser les droits de l’homme dans la mesure la plus large possible. Pour aider à concrétiser cette vision d’un environnement Internet fondé sur les droits, les 10 Droits et Principes sont :

1) Universalité et Égalité

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, ce qui doit être respecté, protégé et réalisé dans l’environnement en ligne.

2) Droits et Justice sociale

Internet est un espace pour la promotion, la protection et la réalisation des droits de l’homme et pour le progrès de la justice sociale. Chacun a le devoir de respecter les droits d’autrui dans l’environnement en ligne.

3) Accessibilité

Chacun a un droit égal à accéder et utiliser un Internet ouvert et sécurisé.

4) Expression et Association

Chacun a le droit de chercher, recevoir et répandre librement l’information sur Internet sans censure ni autre interférence. Chacun a aussi le droit de s’associer librement à travers et sur Internet, pour des objectifs sociaux, politiques, culturels et autres.

5) Vie privée et protection des données

Chacun a le droit au respect de sa vie privée en ligne. Cela inclut le droit de ne pas faire l’objet de surveillance, le droit à l’usage de la cryptographie, et le droit à l’anonymat en ligne. Chacun a aussi le droit à la protection de ses données personnelles, ce qui inclut le contrôle de leur collecte, leur conservation, leur traitement, leur usage et leur publication.

6) Vie, Liberté et Sécurité

Les droits à la vie, la liberté et la sécurité doivent être respectés, protégés et réalisés en ligne. Ces droits ne doivent pas être enfreints, ni utilisés pour enfreindre d’autres droits, dans l’environnement en ligne.

7) Diversité

La diversité culturelle et linguistique sur Internet doit être promue, et l’innovation technique et politique doit être encouragée pour faciliter la pluralité de l’expression.

8) Accès non discriminatoire

Chacun a le droit à l’accès universel et ouvert aux contenus sur Internet, sans priorisation discriminatoire, filtrage ni contrôle du trafic sur des bases commerciales, politiques ou autres.

9) Standards et Régulation

L’architecture, les systèmes de communication, les formats de documents et de données d’Internet doivent être fondés sur des standards ouverts assurant une interopérabilité totale, ainsi que l’inclusion et l’égalité des chances pour tous.

10) Gouvernance

Les droits de l’homme et la justice sociale doivent constituer les fondements légaux et normatifs du fonctionnement et de la gouvernance d’Internet. Ces processus doivent être conduits de manière transparente et multilatérale, sur la base des principes d’ouverture, de participation inclusive et d’imputabilité.

Pour plus d'info http://internetrightsandprinciples.org/