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Certains logiciels et autres plugins proposant la simulation de Glitchs sur une vidéo éprouvent des difficultés à restituer de réelles défaillances électroniques. Cette page retranscrit la méthode proposée par datamosher.

Logiciels nécessaires:

  • FFmpegX pour changer le nombres d'images clés.
  • Avidemux car ce logiciel ne répare pas les erreurs d'image paire et impaire.

Téléchargement de Datamoshkit, un kit qui comprend ffmpeg, avidemux et le fichier de préréglage pour ffmpeg.

Téléchargement de DatamoshingPresets.ffx, le fichier de préréglage pour ffmpeg.

FFmpegX

Fichier --> Charger préréglage (DatamoshingPresets.ffx), puis vérifier les réglages suivants:

  1. Onglet Vidéo: Video codec --> Xvid[.AVI](ffmpeg), ajuster les paramètres de la vidéo (Taille, images par seconde), Débit vidéo à 20000 kbits/s,.
  2. Onglet Options: Options ffmpeg --> cocher "Haute qualité", cocher "Encodage 2 passes" et décocher l'option "Letterbox" de "Décoder avec Qt"
  3. Onglet Audio: Décocher "Encode audio"
  4. --> Encoder

nb: Bien sur les vidéos encodées doivent avoir les mêmes paramètres.

Avidemux

  1. Ouvrir la première vidéo encodée par FFmpegX: Fichier --> Ouvrir (cmd + O)
  2. Puis la seconde: Fichier --> Ajouter (cmd + A)
  3. Se poser sur la première image de la deuxième vidéo (c'est une Iframe) et entrée un in
  4. Avaner d'une image et ajouter un out
  5. Sélectionner Editer --> Effacer
  6. Puis Fichier --> Sauver (cmd + S). Continuer même si le logiciel prévient d'une erreur.
  7. Finalement la vidéo (.avi) pourra être transcodée dans un autre format (mp4, mov...).

HOW TO DATAMOSH: PART 1

ref:

  1. wikipedia.org/wiki/Glitch
  2. datamosher
  3. HOW TO DATAMOSH: PART 1
  4. HOW TO DATAMOSH: PART 2
  5. HOW TO DATAMOSH: PART 3
  6. Vidéo et images clés
  7. datamoshing.com

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Plus il y a d'idées en circulation, plus il y a de contradictions. Plus de média signifie toujours plus de débats.

L'imprimerie

La première revue scientifique (16em siècle) a été crée par un groupe de personnes qui se nommaient eux même "le collège invisible". Un groupe de philosophes qui plus tard se nommera scientifiques. Ils voulaient améliorer la façon de débattre. Et pour cela ils devaient répondre à deux critères: nécessité d'ouverture et nécessité de vitesse.

Ouverture : Nécessité d'une norme qui disait que quand vous faites une expérience vous devez publier non seulement vos affirmations mais aussi comment vous avez conduit l'expérience (sinon pas de confiance possible).

Vitesse : Nécessité de synchroniser ce que d'autres philosophes savaient, sous peine de ne pouvoir lancer un bon type de débat

l'imprimerie était un bon moyen pour cela, mais pas le livre, trop lent. Ils ont donc inventée la revue scientifique comme moyen de synchronisation du débat.

Les programmes Open Sources

La programmation est une relation triangulaire entre un programmeur, un code source et l’ordinateur sur lequel le programme est destiné à être exécuté. Alors lorsqu'il y a plusieurs personnes sur le même projet, il est facile pour un programmeur d'effacer le travail d'un autre s'il travaille sur le même fichier, ou bien d'envoyer des instructions incompatibles et d'étouffer l'ordinateur. Et ce problème s'accroit avec le nombre de programmeurs impliqués dans le projet. Bref le problème de la gestion d'un grand projet logiciel est d'éviter ce chaos social.

Une solution canonique à ce problème consiste à utiliser un "système de contrôle de version" fournissant une copie canonique du logiciel sur un serveur. Les seules personnes qui peuvent le changer sont des personnes qui ont l'autorisation d'y accéder (et encore un accès limité à des sous sections du logiciel). Ce système prend la forme d'un organigramme hiérarchique. C'est du féodalisme, un seul propriétaire, beaucoup d'ouvriers.

Mais un programmeur, Linus Torvalds, a décidé que ce n'était pas la façon de travailler.

Il a examiné la façon dont le mouvement open source s'occupe de ce problème. La promesse de base de la licence open source est que tout le monde devrait avoir accès à l'intégralité du code source. Mais il y a menace de chaos. La plupart des projets open source se sont pincés le nez et ont adopté des systèmes de gestion féodale.
Pour Linus Torvalds, lorsque vous adoptez un outil, vous adoptez aussi la philosophie de gestion intégrée dans cet outil.

Il décide d’écrire un système de contrôle de version pour le libre : Git, un contrôleur de version distribué.

Différences avec un contrôleur de version traditionnel :

Tous ceux qui travaillent sur un projet ont accès à toutes les données du code source tout le temps.

A chaque fois qu'un programmeur utilise Git pour faire un changement important (créer un fichier, modifier le fichier, fusionner deux fichiers ...) Git crée un type de signature. Une longue suite de chiffres et de lettres, un identifiant unique lié à chaque modification. Chaque système Git génère ce numéro de la même manière, c'est une signature liée directement et sans possibilité de falsification à un changement particulier.

Effet: Un programmeur à Edimbourg et un programmeur à Madrid peuvent chacun avoir une copie du même logiciel et peuvent les fusionner après modification même s'ils ne savent pas au préalable que l'autre existe. Il s'agit de coopération sans coordination.

Une fois que Git a permis la coopération sans coordination, on commence à voir des communautés de personnes, vastes et complexes, se former, sous la forme d'un organigramme dis-hiérarchique. Cette technique peut être appliquée aux démocraties en général et à la loi en particulier.

La loi

La loi est dépendante des autre lois. Le droit est un endroit où il y a beaucoup d'opinions en circulation, mais elles ont besoin d'être résolues en un seul exemplaire canonique.

Sur GitHub, sur des millions de projets, de codes sources, on peut trouver des gens qui expérimentent les ramifications politique du système. En parallèle le sénat de New York a mis en place "la législation ouverte" et l'hébergement sur GitHub (/nysenate/OpenLegislation), pour des raisons de mise à jour et de fluidité, où vous pouvez choisir un sénateur et ensuite voir une liste des lois qu'il a parrainée. Le fait de déposer le code peut servir à faire progresser le développement de la législation.

Un "diff" montre, pour un texte que plusieurs personnes éditent, quand une modification a été effectuée, qui l'a faite et quel sont les changements.

Les programmeurs prennent cette capacité comme allant de soi. Mais aucune démocratie ne propose cette fonctionnalité à ses citoyens ni pour la législation, ni pour les budgets. Et cela même si ce sont des choses faites avec notre consentement et notre argent.

Le fait que les programmeurs ont mis au point une méthode collaborative à grande échelle, distribuée, bon marché et en phase avec les idéaux de la démocratie signifierait-il l'inéluctable développement de cette innovation ?

Non, et cela par manque d'informations mais surtout à cause du pouvoir.

Les gens qui expérimentent avec la participation n'ont pas le pouvoir législatif et les gens qui ont le pouvoir législatif n'expérimentent pas avec la participation. Ils participent avec l'ouverture, il n'y a pas de démocratie digne de ce nom qui n'ait pas essayé une transparence, mais la transparence est l'ouverture dans un seul sens.

Se voir donner un tableau de bord sans volant n'a jamais été la promesse de base qu'une démocratie fait à ses citoyens.

Nous avons les outils collaboratifs et nous savons qu'ils fonctionnent. Pourquoi ne pas généraliser leur utilisation ? Une nouvelle forme d'argumentation a été inventée de notre vivant, allons-nous laisser les programmeurs la garder pour eux ? Ou allons-nous tenter de la mettre au service de la société ?

Libre traduction de l'intervention de Clay Shirky "Comment internet transformera un jour le gouvernement".

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Le directeur du magazine littérature, Joseph Macé-Scaron, est accusé de plagiat. Des similitudes troublantes avec le livre de Bill Bryson confirment, après lecture, que l'auteur américain a été volontairement ou involontairement emprunté. Le plagiat est pourtant un des fils conducteurs de l'art. La statue grecque, les traductions de la bible, l'architecture de Le Corbusier, le mille-feuille; il n'y a pas un domaine de la création qui échappe au suivisme ou "copisme", pour employer un néologisme. Le scénario écrit par Dominique Strauss-Kahn, à New York, est lui aussi le plagiat d'un roman!

L'internet vit et évolue en profitant de ce "copier-coller"

L'artiste, l'écrivain ou le journaliste plagient en permanence ceux qui les ont précédés. Sauf à voler la propriété intellectuelle d'un autre en recopiant ou en volant un manuscrit non publié, on ne devrait pas s'offusquer de ces emprunts.

Si tous les artistes déposaient comme Klein leur couleur, on ne verrait bientôt plus que des toiles blanches. Lorsque George Harrison, guitariste des Beatles, fut accusé de plagiat par un petit groupe anglais pour My Sweet Lord, l'écoute de la version copiée laissa nos oreilles de marbre...

Une architecture général, et non seulement des phrases dans un texte, peut, selon sa conception, interpeller ou pas le lecteur, l'auditeur. Il y a donc lieu de non seulement ne pas condamner le plagiat, mais le promouvoir pour que les mots et les phrases, les musiques deviennent un bien commun et collectif. Une musique, une mode, un écrit est le produit d'une société, d'une éducation, d'un contexte.

Libérons donc les textes de leurs auteurs !

Article de Igor Deperraz

(paru dans Le Monde le 28/08/2011).

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Que sont les média ?
Extrait librement transcrit du livre de Marshall Mc Luhan "Pour comprendre les média".
A l’époque de l’explosion d’un monde produit par les technologies mécaniques et fragmentaires où il prolongeait son corps dans l’espace, s’est substitué l’implosion d’un monde produit par la technologie de l’électricité, ou le système nerveux central est jeté sur l’ensemble du globe. Il y a eu abolition du temps et de l’espace.

Il vit mythiquement mais continue à penser l'espace et le temps, comme avant l'électricité. Il participe en profondeur aux conséquences de ses actions, il ne peut que rester détaché, flegmatique, indolent. C'est l'homme d'action qui semble être devenu indiffèrent à l'action.
C'est l'époque de l'angoisse, l'époque de la psychanalyse.

Toute invention technologique est prolongement ou auto amputation de nos corps; et nécessite un nouvel équilibre des organes.

L'amour des gadgets.

Voir, percevoir, ou utiliser un prolongement de soi-même sous une forme technologique; c'est s'y soumettre. Lire un livre, écouter la radio, c'est se laisser pénétrer par ces prolongements de nous-même et subir le déplacement de perception qui en découle.

Ce sont ces étreintes incessantes avec ces prolongements qui nous jette dans un état d'inconscience et de torpeur, activité psychique et physique réduite. C'est pourquoi si nous utilisons ses extensions, nous devons les vénérer comme des dieux, ils deviennent notre religion. (comme le cow-boy vénère son cheval). Il est psychologiquement modifié par la technologie. Cet age de l'angoisse et des médias électroniques est aussi celui de l'inconscient et de l'apathie , d'un manque de réactions.

A l'age de l'électricité, c'est l'humanité que nous portons comme peau.

Le message de la lumière électrique, c'est le changement. Elle est information pure (sans contenu ni contenant). De ceux qui s'intéressent aux médias savent que leur force ne dépend pas du contenu.

L'hybridation ou la rencontre de deux média est un moment de vérité et de découverte qui engendre des formes nouvelles.

L'intensité, les média chauds, sont générateur de fragmentations dans la vie. C'est pourquoi il faut oublier, censurer, refroidir toutes les expériences intenses avant de pouvoir les comprendre. Comme le censeur freudien est indispensable à la connaissance. Ce refroidissement de la température initiale de l'expérience, du système nerveux, provoque rigidité cadavérique ou somnambulisme permanent , caractéristique des périodes ou apparaît une nouvelle technologie.

ALARME/ DEFENSE / EPUISEMENT (ennuie)

cf: "Pour comprendre les média." de Marshall Mc Luhan.

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La création de ce blog vient de mon désir de faire acte. Et mettre en ligne un carnet personnel, un bloc-notes que je peux remanier à volonté et partager en est la manifestation. Il s'apparente à un routeur, à un noeud de réseau gérant les entrées et sorties d' informations.

Je tiens avant tout à proposer quelques liens qui m'ont permis justement de pouvoir les écrire.
L'avenir de l'internet passe par les standards , Openweb, alsacréations offrent des outils pour
évoluer, tout comme openclassrooms (anciennement " le site du zéro") où l'on peut vraiment commencer de zéro.
Le site web tel un espace rhizomique, constitué de déplacements permanents de branches en perpétuelles mutations, dont le site de jodi en est un bon exemple, ouvre des champs infinis d'expérimentations. L'internet, comme médium, est alors terrain de scientifiques comme d'artistes, olats crée certainement un espace d'échanges entre ces différents milieux. La conscience de l'importance du monde du libre et des dangers engendrés par l'appropriation du savoir par des intérêts privés. Je jette un oeil sur framasoft .

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